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Bilan de la gestion financière en 2008

Le bilan 2008

En 2008 la crise financière, conséquence de la crise du crédit immobilier américain survenue en 2007, s’est intensifiée, globalisée et transformée en crise de confiance majeure.
Les craintes quant à un risque de défaillance du système bancaire et la détérioration de la conjoncture économique mondiale ont plongé les bourses en plein krach. Dans ce contexte de chute des marchés d’actions et de dégradation des obligations d’entreprise, les obligations d’Etat ont servi de valeur refuge.

Malgré un rebond des marchés actions fin mars prenant en compte les bons résultats du premier trimestre des sociétés grâce aux pays émergents et la détermination des Banques Centrales à éviter une crise systémique, les marchés ont fortement reculés suite à la forte hausse du prix du baril de pétrole (record à 148 $) et au risque de spirale inflationniste qui dominait encore au premier semestre. La BCE a d’ailleurs procédé à une hausse de son taux directeur à 4,25% début juillet. Les anticipations de ce mouvement avaient entrainé une forte remontée des taux longs (4,80% sur le 10 ans OAT) ainsi qu’un violent mouvement d’aplatissement de la courbe des taux.

L’aggravation de la crise bancaire en septembre avec une aversion au risque exacerbée (faillite de Lehman Brothers, sauvetage d’AIG…) a conduit à l’interventionnisme, mondialement coordonné, des Banques Centrales (trois baisses consécutives de taux directeurs) et des Etats qui ont répondu présent pour assurer une continuité, voire se substituer aux marchés paralysés (garanties des prêts, nationalisation, politique de taux zéro aux Etats-Unis…).
Le retournement violent des prix du pétrole (- 70% entre le plus haut et le plus bas) et un renforcement des anticipations de récession économique ont entraîné un rallye obligataire sur les emprunts d’Etat qui ont atteint un plus bas fin décembre (3,40% sur l’OAT 10 ans).

Dans ce contexte, les marchés d'actions ont à nouveau fortement baissé au dernier trimestre affichant pour l’année des reculs compris entre - 30 et - 45%.