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Perspectives 2009
Situation et perspectives des marchés en 2009
La très forte correction des marchés traduit l’exigence d’une prime de risque exceptionnelle sur des actions qui sont affectées par la crise bancaire et par la récession de la plupart des économies développées.
Face à cette crise profonde, les moyens d’intervention relèvent :
- des banques centrales. Leurs interventions se traduisent par une certaine reprise de la fluidité sur les marchés monétaires mais n’ont pas encore l’effet souhaité sur la distribution du crédit ;
- de l’impact des plans d’intervention publics pour soutenir l’activité, soit en relançant l’investissement, soit en soutien de la consommation en Europe, aux USA et même en Asie. L’intervention des Etats se manifeste aussi, dans certains secteurs, par le financement ou par intervention dans le capital d’entreprises en difficulté.
Les points de sensibilité du marché seront :
- l’assainissement du système bancaire, par la réduction des risques au bilan (dépréciations, revue du mix d'activités), la restauration des fonds propres (aides des états), le redressement de la rentabilité et la reprise de la production de crédit ;
- l’effet tangible sur la macroéconomie des plans d’intervention publics et des baisses de taux, permettant une stabilisation puis un relèvement des perspectives de croissance ;
- le prix des matières premières et du baril de pétrole qui est passé de 148$ en juillet à moins de 40 $, remettant totalement en cause les risques inflationnistes en redonnant aux consommateurs une partie du pouvoir d’achat perdu lors de la hausse.
Au-delà des aspects conjoncturels il convient de prendre en compte les aspects suivants :
- L’intervention des Etats va augmenter considérablement la charge de leur dette ;
- A terme, les politiques budgétaires et monétaires devront être normalisées.
Le risque majeur étant un échec des politiques de reflation, avec sa conséquence sur le prix de l’ensemble des actifs.
L’observation des indicateurs de marché nous a dicté une très grande prudence. Notre allocation actions a atteint un écart maximum par rapport aux allocations stratégiques. Nous restons d’une extrême vigilance dans l’analyse des points pouvant faire évoluer la situation des marchés. L’efficacité des effets de la politique de taux et des interventions publiques pourrait se vérifier par une lente amélioration des signaux macroéconomiques vers le second semestre 2009.
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